MATHILDE PUIG
TRAVAUX    EXPOSITIONS    À PROPOS            CONTACT



HOLY COW ! OU COMMENT APPRIVOISER UN MOUSTIQUE ?

18.06 - 21.06.2026
Beaux-Arts de Paris



“À l’entrée d’« Holy Cow ! ou comment apprivoiser un moustique  ?  », une petite peinture à l’huile indique par son sujet et sa présence le début et la fin d’un cycle. Réalisée en 2022, c’est la première peinture animale de Mathilde Puig, qui reprend le motif d’une sculpture des Deux Garçons - des porcelets siamois coiffés d’un petit chapeau de fête. La potentielle genèse d’un travail en volume et l’arrêt - momentané ? - d’un travail de peinture. Mathilde Puig se consacre aujourd’hui à la sculpture, découverte à l’occasion d’un échange à la China Academy of Art. Par « envie d’académisme », elle s’y forme avec application. Sa première pièce, L’Amande, figure dans l’exposition. Une amande géante pourvue de pattes au pelage réaliste et d’un pis duquel coule le lait, recueilli dans un petit seau métallique placé dessous. C’est le début d’un bestiaire monstrueux et comique : chien de garde difforme, œufs sur pattes, poisson-ballon, poule dinosaure, etc. Chaque sculpture, plus ou moins humanisées, génère sa propre narration. Mathilde Puig s’amuse à combiner différents niveaux de références populaires et artistiques. Son goût pour les expressions idiomatiques, pour les jeux de mots, les double-sens et les icones d’enfance se mêle à son intérêt pour la peinture de Jérôme Bosch, les récits mythologiques, les contes et les légendes où les animaux fantastiques sont rois, les cabinets de curiosités, les photomontages humoristiques trouvés sur Internet, le slop généré par IA et l’esthétique du grotesque. Avec ce travail de sculptures, Mathilde Puig cherche, en quittant le mur, à amorcer un dialogue avec le spectateur au sein d’un espace physique commun. On circule autour de ses chimères et l’on s’interroge sur notre relation à l’animal, sur la place de ce dernier, sur son devenir mutant et, ce faisant, sur le nôtre.” 

Texte de Barbara Soyer